Pays émergents Syndiquer le contenu

Par Amandine MONTEIL

Érigée par les experts de la Banque mondiale en « exemple saisissant de la capacité de toute une région à sortir de la pauvreté en une seule génération Â», la Chine est devenue le principal moteur de la réduction de la pauvreté à l’échelle mondiale. Sans elle, le premier des Objectifs du millénaire pour le développement – la réduction de moitié du nombre de personnes en situation d’extrême pauvreté – aurait été impossible à atteindre.

Par Folashadé SOULE-KOHNDOU

La particularité des nouvelles puissances dites émergentes comme le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud est qu’elles disposent d’un double statut : celui de puissances régionales dont la croissance rapide posera à terme un défi aux puissances établies comme les Etats-Unis et le Japon, et celui de grands pays en développement qui contiennent encore d’importantes poches de pauvreté et rencontrent de nombreux défis sociaux internes.

Par Christophe Jaffrelot

L’Inde est à la fois un des pays où le taux de croissance est le plus élevé au monde - 7% en moyenne annuelle sur la décennie 2000-2010 - et celui où le nombre de pauvres est le plus grand. Ce paradoxe - dont les termes varient suivant les critères que l’on adopte pour définir la ligne de pauvreté - s’explique par le caractère très inégalitaire d’une trajectoire en forme de croissance sans développement.

Par Pierre-Noël GIRAUD

Les méthodes de mesure des inégalités et de la pauvreté

Dans une population donnée, la mesure des inégalités économiques évaluables monétairement, par exemple les inégalités de revenus, passe par la construction d’une courbe de Lorenz. Celle-ci  donne le pourcentage y% des revenus totaux dont dispose les premiers x% de la population rangée par revenu croissant.
De cette courbe de Lorenz, on peut tirer plusieurs types d'indicateurs synthétiques :
- La part des revenus totaux obtenue par les 10 % les plus riches