Migrations Syndiquer le contenu

Par Jean-Jacques GABAS et Camille LAPORTE

La question de la pauvreté et de son traitement est récurrente dans la pensée sur le développement. Tous les « pionniers du développement » (Rosenstein-Rodan, Kalecki, Nurske, Hirschmann, Singer…) depuis les années 1940 ont abordé chacun à leur manière ce sujet central d’économie politique.

Par Patrick GONIN et Nathalie KOTLOK

Pourquoi partent-ils ? Parce qu’ils sont pauvres et/ou qu’ils n’ont pas de travail est la réponse que l'on entend le plus souvent. Nous avons posée cette question dans des classes d’écoles primaires et de collèges lors d’interventions présentant les migrations internationales de notre monde contemporain. Rien d’étonnant : ces élèves ne font que reproduire ce qui est largement propagé par trop d’hommes politiques ou de commentateurs d’actualité lorsque les questions migratoires sont débattues. Cet adage n’en demeure pas moins une vérité très partielle.

Par Camille GOIRAND

Le Nordeste et l’imaginaire national brésilien

Jusqu’en 1763, la première capitale portugaise du Brésil était installée à Salvador da Bahia. Cette ville, ainsi que le reste de la région Nordeste, a ainsi constitué à partir du XVIe siècle un des points d’arrivée importants des colons mais aussi de leurs esclaves venus d’Afrique australe.

Par Alice EKMAN

La question de la pauvreté en Chine est relativement peu traitée alors que l’économie chinoise est en pleine croissance. Pourtant, même si, durant ces trente dernières années de réformes économiques, des efforts significatifs ont été menés pour réduire la pauvreté, celle-ci demeure massive et représente un défi majeur pour le gouvernement chinois à court et moyen terme.

Par Christian Drapier

 

Jusqu'à très récemment, le contrôle des frontières relevait du seul ressort des Etats souverains ; la coopération au niveau européen était de ce fait limitée dans ce domaine. Celle-ci s’est cependant accentuée ces dernières années et le concept de gestion des frontières a été intégré dans le champ des politiques communautaires.
 

Par Michel Bruneau

Les migrants internationaux entretiennent des liens avec au moins deux types de lieux ou de territoires : ceux de leur origine, ou plus précisément, ceux d’où ils sont partis, et ceux de leur installation ou de leur transit. Entre ces différents lieux existe un espace, de part et d’autre des frontières, qu’on peut nommer transnational. Ces mêmes migrants internationaux se réfèrent à différents types de territoires correspondant ou non à des États-nations. Le premier d’entre eux est tout naturellement l’État-nation dans lequel ils sont installés, où ils vivent.

Par Tristan Bruslé
  1. « Un des mots pour “frontière”, “limite”, est sima, littéralement “sillon” : le Nirukta […] enseigne que sima vient de la racine siv, “coudre” : la frontière, c’est la couture entre deux desa, deux “pays” ou “domaines” ».
  2. Charles Malamoud, Les contours de la mémoire dans l’Inde brahmanique, 2002

 

Par Géraldine Chatelard et Mohamed Kamel Doraî

La chute de Saddam Hussein en 2003 et le changement de régime en Irak ont eu un impact important sur les flux migratoires en provenance de ce pays. La Syrie et la Jordanie sont les deux pays voisins qui connaissent l'afflux de réfugiés et les circulations migratoires les plus importants. Pour les réfugiés, ces deux pays sont à la fois des lieux d'asile territorial et des espaces de transit mais aussi d'installation sur le moyen terme. Les villes et, en particulier, les capitales Damas et Amman, sont les principales centralités migratoires des Irakiens.

Par Adeline Braux

Le grand mouvement d’échanges migratoires qui a eu lieu dans la période qui a immédiatement suivi la fin de l'Union soviétique se caractérise par une étonnante hétérogénéité et une grande complexité. À l’époque, nombre d’observateurs s’interrogeaient sur un possible déferlement des masses ex-soviétiques en Europe et aux États-Unis, sans envisager leur éventuelle migration vers la Russie.