La construction du « soft power » : l’exemple de la Corée du Sud

Par Eric BIDET
Comment citer cet article
Eric BIDET, "La construction du « soft power » : l’exemple de la Corée du Sud", CERISCOPE Puissance, 2013, [en ligne], consulté le 22/11/2017, URL : http://ceriscope.sciences-po.fr/puissance/content/part2/la-construction-du-soft-power-l-exemple-de-la-coree-du-sud


Depuis quelques années, la Corée du Sud apparaît comme un pays doté d’un soft power significatif, présentant notamment une dimension culturelle particulièrement développée. Le succès mondial rencontré en 2012 par le chanteur Psy avec son clip vidéo Gangnam Style et la visibilité internationale acquise par certains artistes emblématiques de la K-pop (musique pop coréenne) y sont pour beaucoup mais n’en sont qu’une facette qui ne permet pas à elle seule de saisir les différents éléments caractéristiques de ce soft power. Celui-ci s’appuie en premier lieu sur l’émergence de la Corée comme puissance économique, et plus spécialement comme puissance commerciale exportatrice, qui en fait un modèle pour de nombreuses économies émergentes. Il repose par ailleurs sur une politique active de développement des industries culturelles et de diffusion des produits culturels coréens à l’international. En d’autres termes, le soft power coréen repose sur une synergie particulièrement réussie entre puissance économique et industries culturelles.