Un « hard power » aux caractéristiques chinoises ?

Par Emmanuel PUIG
Comment citer cet article
Emmanuel PUIG, "Un « hard power » aux caractéristiques chinoises ?", CERISCOPE Puissance, 2013, [en ligne], consulté le 31/07/2016, URL : http://ceriscope.sciences-po.fr/puissance/content/part4/un-hard-power-aux-caracteristiques-chinoises


D’un point de vue strictement théorique, la République populaire de Chine (RPC) est sans doute l’Etat qui concentre aujourd’hui le plus d’attributs du hard power tel qu’il est défini en relations internationales. 

Selon les approches réalistes classiques, la capacité militaire constitue le fondement de la puissance d’un Etat puisqu’elle lui octroie la capacité d’imposer par la force sa volonté contre toutes les formes de résistance. C’est cette propriété particulière que recouvre la notion de hard power, force de coercition, par opposition conceptuelle au soft power, force de séduction et de cooptation.

Bien sûr, cette définition semble désormais simpliste tant la mondialisation a complexifié les enjeux, multiplié les flux, redéfini la souveraineté et avec elle les modalités d’actions étatiques, et notamment militaires. Il n’en demeure pas moins que l’assise traditionnelle de la puissance d’un Etat en relations internationales est constituée par sa capacité de défense. Si les modalités d’action et de recours à la force armée ont profondément évolué au cours des vingt dernières années, ceci ne signifie en rien l’obsolescence de la puissance militaire en soi. Aussi le hard power d’un Etat se mesure (de manière générale et pondérable) par sa capacité à utiliser ses ressources militaires et de défense afin d’influencer, directement ou indirectement, l’action des autres Etats en fonction de ses propres intérêts sur la scène internationale.

Dans cette perspective, le régime chinois est aujourd’hui l’un des acteurs internationaux les mieux dotés en la matière. Puissance nucléaire, membre du Conseil de sécurité des Nations Unies, la Chine possède une armée nombreuse et qualifiée – l’Armée populaire de libération (APL) – dotée d’équipements modernes produits en majorité par ses propres industries de défense. Elle est en outre la deuxième économie mondiale et sa croissance économique lui permet de soutenir un effort de défense important de manière constante. Pourtant, en dépit de ces caractéristiques générales, le hard power chinois présente des particularités qui nuancent fortement son importance et réduisent son effectivité.

Anatomie de la puissance militaire chinoise 

Une des évolutions les plus tangibles de la puissance chinoise au cours de ces dernières années est sans aucun doute celle de son outil militaire. En l’espace de deux décennies à peine, l’APL a considérablement augmenté le niveau de ses équipements, élargi le spectre de ses capacités et amélioré son potentiel opérationnel.

Aujourd’hui, l’APL est constitué d’environ 2,2 millions d’hommes, parmi lesquels un nombre inconnu de cadres civils en uniforme. L’armée de terre compte environ 1,5 million d’hommes, la marine environ 255 000, l’armée de l’air entre 300 000 et 330 000 et la seconde artillerie (les forces nucléaires) autour de 100 000. A ces effectifs s’ajoutent les 500 000 à 600 000 réservistes dont le nombre croît rapidement du fait de la réduction des effectifs actifs dans certains domaines, ainsi que les 800 000 hommes de la Police armée du peuple (PAP) qui composent la force paramilitaire de maintien de l’ordre intérieur (dont les prérogatives se rapprochent, à titre d’exemple, de celles de la gendarmerie française), mais qui obéissent à une double tutelle : celle de la Commission militaire centrale (CMC) et celle du ministère de la Sécurité publique. Ce ne sont donc pas des forces militaires au sens strict du terme, mais elles joueraient officiellement un rôle d’appui et de soutien en cas de conflit aux frontières ou sur le territoire chinois. Enfin, ce décompte des effectifs ne serait pas complet si l’on ne mentionnait pas les miliciens dont le nombre total doit avoisiner les sept millions. Là encore, il n’existe pas de décompte précis de cette force dont le rôle politique consiste a opérer au plus près des populations dans le cadre de missions de surveillance ou, plus largement, de sécurité publique, à la manière des policiers municipaux. Néanmoins, en tant que premier échelon du personnel politique paramilitaire, les miliciens jouent un rôle logistique non négligeable. Chargés des basses œuvres, ils contribuent activement aux missions de ravitaillement, de secours, de construction ou de déplacement des troupes et du matériel militaire.

Globalement, les effectifs militaires en Chine atteignent aujourd’hui 3,5 millions d’individus (APL et PAP) au maximum, auxquels il faut rajouter, en les distinguant scrupuleusement, les sept millions de miliciens. Rapporté à la population chinoise (1 360 000 000 de personnes), c’est un effectif assez faible qui tend d’ailleurs à baisser encore à mesure que l’APL se professionnalise et que le niveau de qualification de ses effectifs augmente.

Une des caractéristiques distinctives de l’APL est qu’elle demeure sous la tutelle directe du Parti, et non de l’Etat. L’armée n’obéit pas au gouvernement chinois placé sous la tutelle du Premier ministre Li Keqiang et du Conseil d’Etat mais dépend entièrement de la CMC, qui dépend elle-même du comité permanent du bureau politique du Parti politique chinois (PCC). Toutefois, le comité permanent ne possède qu’un rôle d’orientation très général sur la politique de défense. Les affaires militaires, les orientations stratégiques, les programmes de défense et les évolutions doctrinaires sont discutés et entérinés au niveau de la CMC. Le rôle de Xi Jinping est donc absolument central. Il est le commandant en chef des forces armées et le plus haut responsable du comité permanent. D’ailleurs, une de ses premières décisions politiques lors de son accession au pouvoir en novembre 2012 a été d’affirmer sa mainmise sur la CMC en nommant des généraux proches de lui à certains postes-clés. Cette tendance s’est d’ailleurs poursuivie durant l’été 2013 avec la promotion de plusieurs de généraux issus des contingents du sud de la Chine (et notamment de la région de Canton) et proches des réseaux familiaux de Xi. Dans un système où l’allégeance de l’armée au Parti constitue une des clés de voute de la stabilité politique, ce type de promotion par réseaux interpersonnels (guangxi) revêt une importance cruciale pour la pérennité et la légitimité de la hiérarchie.

 La CMC dirige quatre départements généraux : le département général de l’état-major en charge du commandement des troupes, de la supervision des forces nucléaires et des services de renseignement militaire ; le département général de la politique, qui supervise l’ensemble des commissaires politiques (qui constituent les officiers en second, mais souvent avec les mêmes pouvoirs que les officiers) présents le long des chaînes de commandement, veille sur le respect des orientations politiques du PCC au sein de l’armée ; le département général de la logistique, en charge de la gestion et de la supervision des infrastructures de l’APL (des équipements de première utilité à la gestion du patrimoine foncier de l’armée) ; et enfin le département général de l’armement (la traduction littérale chinoise signifie « équipement », mais les autorités chinoises traduisent le terme en anglais par « armament », nous conserverons donc cette traduction par soucis de clarté) qui est en charge de la supervision de la recherche et du développement (R&D) de défense et de la mise en œuvre opérationnelle des nouveaux matériels, systèmes et équipements. Le département général de l’armement (DGA) travail en relation avec les centres de R&D de la défense répartis dans le pays et avec les grands bassins industriels de la défense.

La production du « hard power » : le renouveau des industries de défense chinoises

Entre 1999 et 2002, les entreprises de défense chinoises ont été profondément restructurées pour en faire des entités compétitives dotées de systèmes de management et de production modernes. A partir de cinq entités existantes, les dirigeants chinois ont formé dix industries de défense, entièrement sous contrôle étatique. A l’origine, la division de chacun des cinq grands groupes en deux entités distinctes était officiellement destinée à stimuler une forme de compétition entre elles. Mais il n’en a jamais rien été (si ce n’est à des niveaux très subalternes, sur des marchés de pièces détachées ou sur des produits à faible valeur ajoutée) et chaque industrie de défense développe des programmes et des technologies sur des segments distincts, sans aucun chevauchement. Au contraire même, ces industries collaborent de plus en plus entre elles et leur décloisonnement partiel (forme de coopération horizontale) est fortement encouragé par les autorités politiques.

Le paysage industriel de défense en Chine se compose désormais de dix consortia possédant chacun des activités distinctes. Cet ensemble emploie plus d’un million et demi d’individus, les plus grands employeurs étant, dans un ordre décroissant, Aviation Industry of China (AVIC) avec environ 400 000 employés et China North Industries Corporation (NORINCO) avec environ 300 000 employés ; la China South Industries Group Corporation (CSG) avec 180 000 employés, la China Shipbuilding Industry Corporation (CSIC) et la China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC) avec 140 000 ; la China National Nuclear Corporation (CNNC) et la China Aerospace Science and Industry Corporation (CASIC) avec environ 100 000 employés.

Ces effectifs sont composés à plus de 80 % par des ouvriers et techniciens, le personnel dédié à la recherche (chercheurs et ingénieurs) représentant moins de 10 % du total. Depuis la fin des années 1990, ces entités ont profondément évolué. Elles ont considérablement amélioré leurs systèmes de production (outillages, robotisation, lignes de production, contrôles de qualité et management) pour atteindre aujourd’hui un standard de qualité qui place la Chine à l’orée du premier tiers des meilleurs industries d’armement au monde. En dépit de cela, l’écart reste important avec les firmes américaines et européennes qui possèdent des années d’avance au niveau de la R&D.

L’essor de ces entreprises entre la fin des années 1990 et 2010 a reposé sur des investissements colossaux de l’Etat (directement ou indirectement via ses banques de commerce étatiques) désireux d’effectuer un rattrapage technologique en un temps court. Maintenant que les programmes actuels sont lancés, les autorités chinoises ont répété à plusieurs reprises que les industries de défenses devraient commencer à dégager une capacité d’autofinancement pour lancer la prochaine génération de programmes. De fait, ces entités souffrent d’un endettement important et leurs implantations marginales sur les marchés civils ne constituent par une source de revenus suffisante. Au vu de l’importance (et des coûts) de l’ensemble des programmes de défense lancés au cours des dix dernières années, les autorités chinoises vont être obligées de maintenir leur effort financier pour des années encore. Reste que les industries de défense commencent à subir une pression politique afin de devenir financièrement plus autonome.

Une des conséquences directes de cette évolution est perceptible à travers la nouvelle volonté de ces entités de se positionner à l’international et de concourir sur des marchés et dans des secteurs jusqu’alors réservés. Depuis le rachat de la firme autrichienne Future Advanced Composite Component (FACC) par la Xian Aircraft Industry (filiale du groupe AVIC) en 2009 (la première acquisition à l’étranger de l’histoire de l’aéronautique chinois), NORINCO a acheté en 2011, via sa filiale Lingyun Group, la firme allemande Kiekert (spécialisée dans les systèmes automatisés pour véhicules) et des firmes privées de télécommunications proches de la défense, comme Huawei et ZTE, ont pris position sur les marchés européens, africains et moyen-orientaux. De la même manière, l’annonce du choix initial (mais pas définitif) de la China Precision Machinery Import Export Corporation (CPMIEC) par les autorités turques pour leur programme de système antimissile en septembre 2013 marque peut-être un tournant dans la politique d’exportation chinoise. Non seulement la Turquie est un membre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, mais elle n’est pas un importateur traditionnel (comme le Pakistan, la Syrie, l’Iran, l’Egypte ou le Mozambique) de matériels chinois. Mais les détails du contrat ne sont pas encore connus et la Chine reste très précautionneuse dans ses politiques de maintenance et de sous-traitance de ses systèmes. Cette réticence pourrait potentiellement retarder l’exécution du contrat, comme une éventuelle pression américaine sur Ankara. Néanmoins, le fait que la Chine soit aujourd’hui le cinquième plus grand exportateur d’armements au monde démontre que son hard power a atteint un niveau de maturité technologique. L’exportation d’armement, et parallèlement la diplomatie de défense, est une composante du hard power, à la limite du soft power : il s’agit là de l’extension d’une influence technologique dans le domaine militaire. Cette extension est désormais palpable sur les principaux salons internationaux de la défense et de l’armement où se déploient avec de plus en plus d’ostentation les exportateurs chinois.

La difficile maîtrise du « hard power »

Depuis 2004 et le discours fondateur de Hu Jintao, l’APL n’est plus cantonnée dans son rôle traditionnel de défense du territoire. Elle est désormais, selon les termes officiels, chargée de « nouvelles missions historiques » : la protection du droit et des intérêts maritimes de la Chine, la protection de l’espace atmosphérique chinois, la défense du cyberespace, la prise en charge des opérations de réponse et de secours face aux désastres naturels, la coopération en matière de sécurité internationale et, bien sûr, la défense active du territoire national. Pour ce faire, l’APL mène depuis plus de dix ans une modernisation à marche forcée de ses matériels et de ses troupes. L’ambition des autorités politiques et militaires à la fin des années 1990 était de posséder une armée avec de solides fondations technologiques à l’horizon 2010 et une armée intégralement mécanisée et informatisée en 2020, pour disposer d’une armée de premier rang capable de remplir un large spectre de missions en 2050. Si l’on effectue une évaluation rapide des réussites technologiques de l’APL, il semble que le tableau de marche soit relativement bien respecté. Les militaires chinois possèdent désormais des matériels et des équipements qui n’affichent plus des générations de retard sur les puissances régionales comme la Corée du Sud ou le Japon. Grâce à l’intégration de technologies civiles depuis le tournant des années 2000, les systèmes de commande et de contrôle, comme les systèmes de télécommunications, sont beaucoup plus fiables et élaborés.

A un autre niveau, la mise en œuvre opérationnelle de nouveaux équipements comme les hélicoptères de combat ZH-10 et ZH-19, les frégates Jiangkai II, les destroyers de type 052-C (classe Lanzhou) et le porte-avions test Liaoning entre autres, atteste d’un renouveau des forces. Avec la prochaine génération de matériels développés comme les avions de cinquième génération J-20 et J-31, l’avion de transport Y-20, le J-15 aéroporté embarqué sur le successeur potentiel du Liaoning, ainsi que la gamme étendue de drones et de missiles antiaériens HQ, l’armée chinoise entrera véritablement dans une nouvelle ère technologique. De fait, une fois la mise en œuvre opérationnelle de ces matériels réalisée (ce qui est loin d’être un détail), l’APL pourra être considérée comme l’une des armées les mieux équipées au monde. Mais nous n’en sommes pas encore là, et les étapes pour atteindre cet objectif seront longues, couteuses et périlleuses.

D’ailleurs, la modernisation technologique de l’APL ne peut être réduite à une simple question de matériel : la formation des opérateurs est tout aussi cruciale, et dans ce domaine aussi, l’armée chinoise fait face à de nombreuses difficultés. Désormais dotée d’équipements plus fiables et plus modernes, la défense chinoise se trouve confrontée à un problème de ressources humaines. En effet, à mesure que le niveau technologique des équipements s’accroît, le niveau de formation des opérateurs, des officiers et des stratèges doit suivre afin de s’adapter aux nouvelles spécificités et contraintes opérationnelles. Or, à l’heure actuelle, l’une des plus grandes difficultés de l’armée chinoise est d’opérer la transition entre l’ancienne et la nouvelle génération de soldats. Dans le même temps, l’APL fait évoluer ses méthodes, ses pratiques et ses systèmes de mise en œuvre opérationnelle. Ceci est une véritable gageure dans la mesure où des systèmes entiers doivent être repensés : la mise en œuvre opérationnelle d’un avion tel que le J-15 (aéroporté), par exemple, nécessite de créer une filière de formation spécifique pour les pilotes de chasse, mais aussi une filière dédiée à la maintenance d’appareils soumis aux exigences des conditions maritimes, ainsi qu’un système entier de soutien logistique qui n’existait pas auparavant. Ceci, en plus de l’intégration de ce système de soutien particulier au sein d’un ensemble logistique plus vaste tel que celui d’un porte-avions. L’exemple du J-15 n’est pas isolé. L’APL fait face à ces problèmes pour toute une série de nouveaux équipements (drones, hélicoptères, missiles, systèmes de télécommunications) dont il faut (re)penser l’intégralité de la logique d’utilisation. Couplé au déficit de personnels qualifiés dont se plaignent régulièrement certains généraux chinois, on s’aperçoit que la modernisation technologique n’est qu’un pan de la modernisation capacitaire de la défense chinoise.

Dans la perspective de l’intégration et de la maîtrise de ses nouveaux équipements, l’APL a mis l’accent depuis quelques années sur les entraînements aux opérations conjointes (marine et armée de l’air, armée de terre et armée de l’air, etc.). En effet, cette capacité est une des composantes distinctives des grandes puissances, et le manque d’expérience opérationnelle de l’APL (qui n’a plus combattu depuis 1979) est un handicap à surmonter. Les simulations de combat en conditions opérationnelles entre bataillons sont désormais pluriannuelles. Au sein de celles-ci, un effort particulier est porté sur les opérations de défense intégrée, de soutien aérien aux forces terrestres, aux opérations navales en haute mer ainsi qu’au soutien logistique à longue distance. Dans tous ces domaines, l’APL ne possède quasiment aucune expérience opérationnelle et les entraînements sont cruciaux dans la perspective d’un engagement potentiel sur un théâtre d’opération.

Conclusion

A l’heure actuelle, le hard power de la Chine est robuste mais inachevé, ce qui fait d’elle une « puissance incomplète » selon les termes de David Shambaugh (2013) : alors qu’elle a considérablement amélioré son outil de défense grâce à la réussite de son économie, la Chine ne peut pas encore jouer de sa puissance militaire pour affirmer, défendre ou imposer ses intérêts sur la scène internationale. De plus, en l’état actuel de ses capacités, il serait excessivement risqué pour elle de recourir à cette solution. Aussi, le hard power chinois semble en transition : inachevé et inabouti, il n’en demeure pas moins destiné à être exploité dans la décennie à venir. La question qui se posera alors, comme elle se pose à toute grande puissance, est celle des conditions politiques légitimes du recours au hard power.

Références

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