Conflits / guerres Syndiquer le contenu

Par Pavin Chachavalpongpun

Comme le dit un adage thaïlandais, « on choisit ses amis, on ne choisit pas ses voisins ». Les relations entre Bangkok et Phnom Penh en sont une parfaite illustration. Le 22 avril 2011, de nouveaux affrontements entre les deux pays ont eu lieu. Le conflit a déjà fait plusieurs dizaines de morts et plusieurs centaines de blessés civils et militaires. Les affrontements armés ne semblent pas près de cesser et sont considérés comme les plus graves dans la région depuis l’instauration de l’Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) en 1967.

Par Kevin Parthenay

La frontière entre le Costa Rica et le Nicaragua située dans la zone caribéenne du fleuve San Juan a connu de nombreuses redéfinitions depuis la signature du « traité des limites » (1858). Cette délimitation territoriale tient son origine des indépendances et notamment de l'annexion des provinces de Nicoya et Guanacaste par le Costa Rica en 1824. Pour comprendre le différend qui oppose aujourd’hui les deux pays, on ne pourra occulter la tension ancienne et toujours latente qu’à provoqué cette zone frontalière.

Par Luis Martinez

Le conflit oublié, gelé, dans l’impasse du Sahara Occidental est l’otage d’un affrontement entre deux puissances, l’Algérie et le Maroc, qui, depuis trente-cinq ans s’efforcent d’élargir leur influence au-delà de leurs frontières héritées de la période coloniale. La population sahraouie est aux prises entre l’enclume marocaine qui a fait le choix stratégique de l’annexion du territoire cédé par l’Espagne en 1976 et le marteau algérien qui, inflexible, exige, comme le droit international l’autorise depuis le plan de paix de l’ONU, un référendum sur l’autodétermination.

Par Alain Dieckhoff

« Dépouillez le sionisme du principe territorial et vous avez détruit son caractère et effacé ce qui le distingue des périodes précédentes ». C’est ainsi que l’essayiste Jacob Klatzkin (1882-1948) définit l’originalité de l’entreprise sioniste : la reconstruction de la nation juive passe par son regroupement territorial, à l’intérieur d’un espace souverain. Le sionisme se présente, ainsi, comme un projet avant tout géographique. Pour reprendre une formule alors en vogue : il s’agit pour les Juifs d’échanger beaucoup d’histoire contre un peu de géographie.

Par Roland Marchal

Un discours convenu sur les frontières en Afrique les décrit comme arbitraires, divisant des groupes ethniques supposés immuables et homogènes, etc. Cette représentation ne s’appuie sur rien, sauf l’ignorance. Les frontières en Afrique sont, comme ailleurs, « du temps dans des espaces », c'est-à-dire des objets historiques. Elles ont été, pour l’essentiel, dessinées entre 1885 et 1910, sans doute la seule véritable spécificité du continent de ce point de vue.

Par Françoise Mengin

Jusqu’en 1949, la frontière entre Taiwan et la Chine était simple à appréhender : séparée du continent par un détroit qui, dans sa partie la plus étroite, mesure environ 130 km de large, l’île, d’abord peuplée de populations austronésiennes, est devenue la destination de colons chinois à partir du XVIe siècle. En partie occupée par les Hollandais et les Espagnols au XVIIe siècle, elle sert de refuge aux loyalistes ming en 1661, principauté autonome que les Qing (Mandchous) parviennent à reconquérir dès 1683.

Par Justine Guichard

La division coréenne est souvent considérée comme le dernier vestige de la guerre froide, perpétuant la séparation d’un même peuple en deux États, la République populaire démocratique de Corée au nord, et la République de Corée au sud. La partition est antérieure à la création de ces pays en 1948 : elle a été imposée, dès la défaite du Japon, en août 1945, par les deux grands vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis et l’Union soviétique.

Par Christophe Jaffrelot

La question des frontières reste d’une brûlante actualité dans toute l’Asie du Sud. À l’est, la ligne McMahon, héritée de la colonisation britannique et séparant la Chine et l’Inde, a été fort malmenée par la guerre de 1962. Depuis la reprise des relations diplomatiques entre les deux pays en 1988, New Delhi et Pékin se retrouvent à intervalles réguliers pour examiner leurs litiges frontaliers - sans faire de progrès significatifs.

Par Jean-Marc Sorel

La frontière s’enracine dans l’histoire et se confond avec les origines du droit international. Elle apparaît désormais principalement comme l’instrument de la séparation de deux souverainetés et comme un élément déterminant de la stato-génèse qui conditionne la réalisation du titre territorial. On a pu, à cet égard, évoquer une véritable « obsession du territoire » pour les États. Mais, loin d’être un phénomène uniquement historique, la frontière reste l’objet de toutes les attentions dans le droit international contemporain.

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