Construire l’histoire environnementale. (Se) raconter d’autres histoires

Par Grégory QUENET
Comment citer cet article
Grégory QUENET, "Construire l’histoire environnementale. (Se) raconter d’autres histoires", CERISCOPE Environnement, 2014, [en ligne], consulté le 28/11/2021, URL : http://ceriscope.sciences-po.fr/environnement/content/part1/construire-l-histoire-environnementale-se-raconter-d-autres-histoires

A moins de considérer que les lois de la biologie et de l’évolution dessinent les parallèles entre des mondes différents, ce qui serait une naturalisation des sciences sociales, trois hypothèses apparaissent pour mettre en relation des environnements multiples dans un cadre international et global (Bertrand 2012 ; Chartier 2006). La diversité des cultures et des lieux mobilisés peut engendrer un universalisme anthropologique qui viendrait expliquer des homologies formelles. La seconde hypothèse est celle de contacts directs qui auraient été oubliés, passant par des circulations et des emprunts réciproques. La troisième hypothèse, dite « polygénisme écologique » (Bertrand 2012), suppose qu’un certain type de contexte environnemental provoque des processus identiques de transformations sociales et culturelles. Le grand écart entre ces hypothèses laisse entrevoir la manière dont une histoire environnementale à l’heure des relations internationales, prise dans son sens le plus ambitieux, pourrait contribuer à renouveler les théories de la culture dans leurs relations avec l’environnement matériel des sociétés.